26.11.2009
ECLATS DE TOI
Des éclats de toi se fondent dans des larmes de joie
L’art et la matière, ce que tu sais faire de mieux
Dans L’or et la manière, tu t’inspires dans le fond de mes yeux
Que tes jeux pernicieux revêtissent mon âme bleue camaïeu
A chaque battement docile
De deux cœurs en exil
Nos vies se déshabillent, se mettent à nue
Aussi élevés qu’un pied d’estal
A l’article de l’amour, toujours
Poursuivant des contre- allées
Pour te retrouver enfin sur d’autres contrées
Toujours à l’article de l’amour
Préférant les détours aux lignes déjà tracées
Toi, comme seul recours
Moi, comme seul amour
Quel est cette ombre sur mes jours défiant toutes lois obsolètes
Attendre juste un geste de toi, perdu dans ma mémoire refusant la défaite
Car je sais que l’Amour fusionnel est éternellement à la fête
Et le temps ne suffira pas à l’oubli
Rampant sur mes écrits, je sais qui je suis.
17:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : amour, poème, rimes, art
Cavalier solitaire
Dans mon ciel il y a toi qui galope dans le vent
Dans mon cœur il y a toujours toi qui me trompe et qui me ment
Arc en ciel à l’horizon si je changeais de nom
Ce serait comme un abandon, celui d’une impossible passion
Mes cheveux, mes chevaux dansent au gré du temps
Somnambule évasion bien au-delà des cons
Cavalier solitaire
Où es passé ton révolver
Et ta peur de l’ordinaire
Que tu chevauchais naguère
Ton affection pour l'éternel éphémère
Ta peur de Diane si belle guèrierre
Ton amour fou et ton indifférente amertume
Tu t’en fous tu galopes tes errances sur le bitume
Cavalier solitaire au regard fier plombant comme une enclume
Ton talent de cavaleur, là ya une erreur de plume
A toi mes prières et mes détours
A moi tes arrières et tes retours
A toi mes peines et mes amours
A moi tes scènes et tes discours
Dans mon ciel il y a toi et tes allures
Dans mon cœur toujours toi et tes blessures
Arc-en ciel à vue si je te changeais pour un inconnu
Ça manquerait d’élégance
Mais là j’aurais ma revanche
Cavalier solitaire
Rejoins le ranch, il se fait tard
Essaie de ne pas être en retard
Et range ton pétard, dehors il fait déjà noir.
16:51 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poème, art, cheval, cavlier, galop
13.11.2009
Fan à en crever...
Fan à en crever
D’une bouche bien dessinée
D’un regard un peu blasé plutôt difficile à cerner
D’une voix, d’une mélodie bien accordée
Fan à en crever
De tous ses mots si bien chantés
De ses écrits sans interdit
Où je devine chacune de ses folies
Fan à en rêver
De ses pensées, de ses idées bien décidées
D’une chimère un peu amère
Fan à espérer le sens de ses mystères
Fan à espérer le son loin de l’ordinaire
Fan à changer le cours de l’éphémère
Fan à l’excès du verbe aimer
De sa voix libérée
Que j’entends susurrer dès mon réveil
Fan de lui, c’est exceptionnel
Moi qui n’aime personne
Juste lui qui résonne
Il est le fruit infidèle
D’ne comédie personnelle
Fan à en crever
Dès que son piano me réveille
Au cœur de ses pensées si naturelles
Celles qui me font la courte échelle
J’ai un avant goût de l’éternel
Par ses folies attachées
Passionnément et jamais assez
Fan à en crever l’abcès
Voilà comme je définie
Le roi de mes insomnies.
Moi qui ne voit bien que dans le noir
Il éclaire mon désespoir
Ça vous parait indispensable de savoir de qui je parle?
Le nommer serait lamentable.
L’imaginer est préférable.
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04.11.2009
Les mots doux :
Un peu d’orgueil pour avancer
Sur le recueil de tes pensées
Les mots armés comme des couperets
Dansent une folle nuit d’été
Les mots armés sortent le soir
Te redonner un peu d’espoir
Chaque lettre que tu dessines
S’accordent à valser sur les rimes
Que tu gardais pour elle en prime
De peur qu’elle ne s’abîme
Rêvant de folies, la garder en otage
Épris à en faire naufrage
Le papier comme seul allié
Recyclera ta destinée
On ne fait pas de gaspillage
Quand on voyage entre les âges
Et que tournent les pages
Le papier comme seul support
Emmènera tes vers à bon port
Et c’est un style haut entre les doigts
Que l’écriture fait sa loi
Loin de la vie, de ses tortures
Loin de la vie, de ses blessures
On l’appelle Dame Littérature
Un peu d’orgueil pour continuer
Et tu effeuilles des pétales de roses
Celles qui s’étalent sur ta prose
Les lettres ont quitté l’alphabet
Pour arriver jusqu’à tes pieds
A tes genoux, des billets doux
Voilà la déclaration d’un fou d’amour
Voilà la déclaration d’un amour fou.
02:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, mots, alphabet, amour
31.10.2009
Positive, zéro :
Positive zéro, les mots inversés
Positive, séro, le gros lot elle a touché
Le corps a ses remords
Même si le cœur les ignore
Positive, séro, attention défaut capital
Exécution morale
Peine exemplaire d’une situation ordinaire
On n’est jamais volontaire
Mettre du cœur à l’ouvrage :
Là, elle fait un carnage
Car c’est toujours à ses dépens
Que l’on voyage dans son sang
Périlleux naufrage d’une mort annoncée
Efforts à volonté d’une femme pressée
Dans son corps de voir s’agiter
Des défenses tant désirées
En dépenses improvisées
De quelqu’un qui a plus de cœur
Que le plus grand des défenseurs
Positive, séro, attention vampire infernal
Positive séro d’un empire vénal
Pour une mort inachevée,
Symphonie à l’issue fatale
Amor, amor mais pas trop
Amor amor , trop point n’en faut
Pour vivre la tête hors de l’eau
Positive, zéro, l’erreur est inhumaine, faut croire
Un virus n’a jamais de peine à voyager dans le noir
Positive, séro, changer de système solaire
La nuit, le jour, cap solitaire
A l’horizon, vie éphémère
Sang interdit dans ses veines sacrifiées
Elle s’en remet à Dieu ou à ses Saints
Reculer l’échéance, à défaut d’avoir de la chance
Vivre à cent à l’heure une vie à toute allure
Sans jamais dire à toute à l’heure.
Vivre malgré les vingt ans procurés et les pleurs sanctifiés.
Toutes ses années de survie, c’est là sa vraie vie,
Elle fait son bilan sans gain
Histoire de voir si tout va bien
Elle gagne à chaque fois
L’ordonnance éditée par le roi
C’est toujours lui qui fait ses choix.
Positive zéro, moral à fleur de peau
Positive séro, là, signal lumineux
Héros fragile, sacrifice inutile.
17:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : texte, mots, douleur, amour, vie
27.10.2009
Le parcours :
Pour que s’ouvre la porte de ton cœur
Faut-il une invit’, un flyer ?
Tous les chemins m’emmènent à ton arôme
A ton corps et à ses formes
Même si pour accéder à l’amour
Je dois prendre la voie de secours
Sans déclarer mon retour peu probable
La grande route, encombrée, peu aimable
Me prive de laissez-passer sur ta vue imprenable
D’un amour insoupçonnable
Il n’y a plus de frontière
Ne pas faire marche arrière
Le goût amer du monde d’hier
A la saveur éphémère
Manque de repaire
J’en fait mon affaire
Entre les lignes blanches :
Le voyant rouge du désir :
J’aurai toujours ma revanche
En esquivant le pire
Cela va sans dire !
La bande d’arrêt d’urgence
Sur la bas côté de nos errances
Servira nos espérances
A chaque défaillance
Mon sens unique reste la prose
Ma vie en rose, ma vie, quand j’y pense !
Jamais de double sens
Je sais, là, que tu y danses !
Attention à la femme mythique
D’une érotique traversée
Danger des amours fatidiques
Des amours abdiqués, qui se délitent, platoniques.
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21.10.2009
Corps et âme :
Corps et âme
Revenir c’est toujours un nouveau départ
Tu sais mieux que moi le prix du « trop tard »
Attendre c’est du temps en retard
T’entendre relève du hasard
Et moi je tombe de haut
Car mon téléphone n’est plus aphone
Depuis que tes appels résonnent à nouveau
Corps et âme
Le feu, les flammes, le peu, les drames
Tout ça fait ton charme
Corps et âme
Je te réclame
Et valsent mes états d’âme
Repartir déjà ? Vraiment trop tôt, amour
Tu connais les dégâts des sans retour
Apprendre autour de tes détours
Me défendre de tes mauvais tours
Mais, moi je me relève
Tes réveils sont pires que des buvards
Où se décalque ton désespoir
Corps et âme
Tu t’adhésives tel un animal
Tu es infernal
Corps et âme
Au goût infâme
Que si souvent je réclame
Encore l’enfer et ses échos qui reflètent
Le revers de ton égo d’esthète
Repaire de ton antre obsolète
De tes jours de fête
Et moi, je me défile
Devant tes appels anonymes
Désolée, je ne trouve plus de rime.
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19.05.2009
Ivresse :
Il ne faudrait pas que tu me blesses
Ni que je m’affaiblisse
Si je pars sans laisser d’adresse
C’est pour que mon cœur se hisse
En haut, tout en haut de mes faiblesses
Il y a ton corps comme une caresse
Une caresse d’où je glisse avec délice
Chercher le vice comme un réflexe
Des lettres en esses soudain se dressent
Fauchant l’enfance et la réglisse
Des fragments d’abscisses s’y ’immiscent
Perdus dans mes éternels abysses
De sévices en faiblesses
Dans lequel se noie le supplice
Des amours complices jusqu’à la lie des caprices
Jusqu’à la lie du calice, liesse de l’ivresse.
17:24 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : écrits, poème, jeu, mots, ivresse
05.05.2009
La Muse :
La Muse ment et cela depuis tous temps
Abuse de son pouvoir, éclairée par la lumière du soir
Susurre des palabres depuis le firmament
Pour voir s’ouvrir les roses épineuses de la beauté rare
Avant d’ouvrir un grand écart de litotes de gare
De son âme, on ne voit que le bleu camaïeu
De nos écrits on ne sent que le mélo sur fond creux
Qu’elle déclame depuis les cieux tels des phares lumineux
Eternellement infidèle, elle crie des aèdes
Que seuls les rebelles entendront de la plèbe
Arrimant les mots et leur légende
Elle est la Reine de la Bande
Elle seule engendre depuis le Très-Haut
Les battements lacrymaux de nos idéaux
Elle seule entend notre appel
Et nous dévie du côté charnel
Là où est sensé subsister l’Eternel
Comme un dernier rappel avant la démesure du Néant
Le contretemps de nos sentiments, en quelque sorte
Qu’elle nous emporte par monts et par mots
Histoire d’équilibre, nous redonner le goût de la vie libre
Se sentir vivant au seuil de la porte du jardin des Délices
Sans chercher le moindre plébiscite
Et, s’amusant de tous nos caprices, c’est elle qui les dic
te.
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04.05.2009
L'effet mère :
Lumineuse pénombre
Que ton ombre vagabonde
Suive chacun de mes pas
Et fait de mes amours lunaires
Un paradis micellaire d’empreintes
Bien loin de l’effet mère
Où les mots dits plébiscitent l’aura
L'auréole de mon moi
Couronné par je ne sais quelle foi
Eternelle guerrière du sang qui coule dans mes artères
Mon moi n’est qu’un je déguisé
Emblématique d’un Rimbaud Illuminé
D’Un Narcisse extasié
D’Un Artaud condamné
Par Un Dante inspiré
Et pour éclore, Un Homère sanctifié
Clé infinie de mes Repaires imaginaires.
"Les mères ont leur raison que la raison ignore. Le diable y travaille, et Dieu bénit parfois le boulot à l'envers" Ph. Sollers
"Le Colosse" Goya

13:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poème, mère, illuminé, écrivains, poètes







