Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Poésie - Page 10

  • Les mots

    Quand les mots se taisent

    Le silence est de glaise

    Et longue est l’attente

    Des rimes alléchantes

    Ma plume endormie

    Cherche en vain un coin de vie

    L’effondrement de ma religion inspiratrice

    N’est qu’un espace une respiration évocatrice

    Dans un clair obscur où je me glisse

    Les oxymores toujours s’immiscent

    Mais le son cantique des allégories nostalgiques

    Ne se fait plus l’écho de ma rhétorique

    Mieux vaut n’être plus rien

    Qu’une écriture qui ne me dit rien

    Et si mon âme est souvent mise à nue

    Elle seule comme force ténue

    Fera taire la chère muse

    De ma place en ce monde de ruse

    Je me place en classe première

    Où jadis  vivait Diane guerrière

    Les mots sont ma vocation

    Les mots ne sont qu’histrions

     Ils apparaissent et disparaissent au rythme suranné

    Des comédiens de l’antiquité.

     

  • Mort inachevée

    Serait-ce ma vie que l’on a attaquée

    L’année de mes vingt ans par mes jours menacés

    Dansèrent le signe d’une vie éphémère

    Mon autopsie dira qu’il s’agit d’un cas spécial

    Que dans mon corps on voit tout en détail

    Conséquence d’une jeunesse  solitaire

    Défaillances d’une adolescente téméraire

    Aux fortes défonces militaires

    Si j’en fais l’inventaire je fus tant réfractaire

    Que je n’en suis pas si fière

    Analyses positives au H.I.V

    Je ne suis plus qu’une qu’un microbe entier

    Depuis tout a changé

    Mon avenir irradié par la veine capitale

    A perdu tout espoir de me revoir  dans une cathédrale

    Désormais je n’existe plus que dans un oracle

    Dont je suis mon propre réceptacle

    Quelque chose d’infâme

    Pourrit jusque dans mon âme

    Un intrinsèque  virus

    Joue à la roulette russe

    Et si l’organisme se défend

    C’est toujours à mes dépends

    Que l’on voyage dans mon sang.

    Une entité dévastatrice

    Dont je serai ma propre investigatrice

    A inversé la tendance

    Du jeu sordide de la chance

    Je vis et pourtant je meurs à chaque réveil

    Devinant ma lucidité saillante

    Pour ne jamais oublier, l’éternel appel de la mort errante

    Les aiguilleurs du ciel

    Et leurs dieux ont rejeté mon appel

    Je serai donc exécuté pour l’éternité.

  • Les étreintes fusionnellles

    Sont comme des décharges d’adrénaline

    Vous transportent et vous déclinent

    Sur les pentes vertigineusement  naturelles

    Du langage du corps jusqu’au  mutisme du cœur

    C’est un art de vivre dont on s’enivre sans pudeur

    Sans modérer ses actions ni ses ardentes fureurs

    Et jouer du verbe aimer au présent et à toutes les heures

    En se rappelant ce que veut dire  vivre à toute vapeur

    Les étreintes fusionnelles sont des perles d’azur et  des éclats d’extase

    Dansant une cadence passionnelle à profusion de phrases

    Les amours et  son délicat langage  romantique sont en phase

    Aussi violents que prolixes, irradiant de contes oniriques

    C’est le retour des jours qui font que l’on s’active

    Des amours à tire d’ailes  sur des îles  chimériques

    Croyance agnostique ou  dogme essentiel qui s’esquivent

    A l’appartenance des libertés officielles

    Pas de libertinage sans effeuillement de la pensée universelle

    S’épancher devant quelques citations bien lettrées

    Et au combien méritantes puisqu’éclatantes de vérité

    Un peu de philosophie ne saurait enorgueillir

    Le lieu où résident tous les plaisirs

    L’endroit où  l’envers vous soulève comme une proie

    Ça s’appelle l’Amour, je crois.

  • Et...perdue!

    Désormais je mets la responsabilité sur mes épaules
    qui croulent sous le poids des incertitudes de mes jeux de rôles

    Désormais je ne sais pas où va me porter la vie
    vers quelle étoile, vers quelle galaxie

    Désormais je n'espère plus rien, je l'avoue
    puisque il me semblerait avoir tout

    Désormais, et là est mon problème
    moi qui ait toujours voulu un emblème de reine
    quelles seront mes nouvelles chaînes?

    Désormais le dessein de mon existence
    hésite entre le dasein de l'absolue munificence
    et la peur de mon inconnue conscience

    Désormais j'alterne des joies certaines
    et des doutes où seule je me traîne

    Désormais la peur qui m'envahit
    pourra t elle éteindre l'incendie qui embellit mes nuits
    et ravage mes jours en sursis

    Désormais je compte sur le temps
    et le destin des ans qu'ils me restent
    pour que l'on me pardonne et que l'on me retienne.


    VALERIE BERGMANN Trets, le 5 Août 2007

     

     

  • Drôle d'époque

    90aa7748a61dc924300a1ff506082aa6.jpg                                                             J’en appelle à la vivacité  spirituelle

    Qu’à mes idées je sois toujours fidèle

    Quel diable philosophe  encore

    A l’aube du dernier décor ?

    Et que les dieux lui en soient témoins

    Je ne serai jamais abstème j’aime trop le vin

    Même s’il délite au fil du temps mon esprit d’esthète

    L’anarchiste prend les devants et décrète

    Pour qu’enfin je laisse éclater la vérité

    Enfouie depuis trop longtemps au sein de ma trouble destinée

    L’absolue satisfaction de serments trop bien gardés

    Aujourd’hui Dionysos  s’est volatilisé

    Et aux portes de l’enfer, Cerbère n’est plus assermenté à nous laissé entrer.

  • Parado'xâme

    Paradox'âme 2 Je suis tout en paradoxe Ce sont mes tout premiers réflexes Quand je change d'axe Ça vous laisse perplexe Du blanc au noir et du jour à l'ennuie Je ne sais faire que rebondir Toutes les lois c'est du chinois Mes amours ont souvent pris la pluie C’est pour ça que je n'ai pas d'amis Pour mieux refaire surface Ne jamais laisser de traces Le mal le bien Ça va ça vient Après tout ça m'est égal Je ne fais pas dans le détail Je suis tout en paradoxe Sur mes lèvres je pose mon index Pour que je ne sois pas taxée Vous qui me croyez désaxée Je reste dans mon duplex ou je fais vis sans complexe Renvoyés tous mes ex Pour mieux remonter à la surface Je choisis de briser la glace À la vie à la mort je resurgie sans aucun effort TOUS DROITS RESERVES PAR BERGMANN VALERIE – 21/07/2006

  • Mystérieux Acrostiche

    ACROSTICHE

     

     

     

     

    Visionnaire personnage ou érudit littéraire ?

     

    Au sanctuaire des esprits subsiste la volupté épistolaire

     

    Les mots et discours théoriques du divin alexandrin

     

    Embaument les fioritures de la folie artistique comme essaim

     

    Récolte précieuse du fruit de la  première semence

     

    Il y paraît la forme et le style en récompense

     

    Exister uniquement dans la prépondérance

     

     

    Ballade phonétique ou chant prophétique ?

     

    Eternelle prose laconique aux odes liturgiques

     

    Regard tragico-romantique, des yeux s’inclinent

     

    Gémeaux, signe double et androgyne

     

     

    Mon anathème astral comme fil d’Ariane

     

    Allons voir le programme de nos destins profanes

     

    Noyés dans un naufrage certain

     

    Nous sommes tous des enfants olympiens.