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  • RENAISSANCE

    1f67dc6b53cad420939a242607b3ebcf.jpgJ'ouvre une parenthèse Sur les falaises de ma vie sans vis à vis Le panorama ne donne plus sur la rue De mes illusions perdues Il me tend sa plus belle vue Et me rend une inspiration inattendue Le jardin d'Eden m'est tendu Telle une renaissance Un éclat de conscience Un paradis en forme de coïncidence Hasard de l'existence Le désir d'une seconde chance Sans plus de carapace Dans mon univers immaculé C’est en forme de coeur Que j'efface mes erreurs Je redessine mes années Que d'autres avaient sacrifié Ne me laissant comme vérité Les virages de mes regrets Des éclats de rire étouffés De sermons sans liberté Un futur m'est offert Sans l'usure du désert J’ouvre une apostrophe Sans frontières limitrophes Je redécouvre les strophes Avec un certain triomphe J’ouvre une parenthèse Retrouve la genèse Du feu de joie qui m'apaise Le jeu de loi ne fait plus la loi Hasard ou coïncidence en émoi J’ose écrire sans retenue ni méfiance Le souhait d'une seconde chance Un avenir en forme d'évidence Le plaisir colore mes espérances De mes souvenirs je ne garde plus le pire Le passé enfin effacé C’est en majuscule que j'écris mes secrets Puisque tel est mon désir Je n'ai plus à en rougir

  • LA PASSION

    d33c72fe313a586d4982425218c6e2dd.jpgQuand l’état de grâce brise la glace L’euphorie fusionnelle scintille sur nos vies L’étincelle Comme un feu d’artifice en sursis S’abat un soir de juillet sous un ciel étoilé en surface Dont  on sait déjà le futur, la menace mais patience ! Elle te fera perdre l’amour et  l’innocence Un délit d’initiés dont personne n’a  la clef Reliant déjà deux cœurs en danger Car oui, messieurs, mesdames Elle est là pour qu’on la damne ! Elle est la reine de la folie douce organisée Dame passion adore se prostituer Déverser sa double personnalité Un cupidon aux flèches empoisonnées Viendra  tirer sur ton corps dominé Du poison à l’antidote elle sera ton escorte Vous devez penser quel gâchis ! Toutes ces phrases  incendiaires pour décrire la cristallisation Stendhalienne, quel mépris ! Entendez-vous la sérénade fugitive en action ? Ce sont les cris de ceux qui ont sauté des falaises Sainte-Maure Après des amours mortes.

  • L'nvitation au voyage, ou l' Europe vue par Ph. Sollers

    Nouvel 03e1a0382af0c98671981c97f45c8db7.jpgextrait de "Un vrai roman" P.171

    "La vie en Europe? Mais oui, sans cesse. A Londres, tous les ans, grâce au puissant Eurostar, tunnel sous la Manche, hôtel près de Hyde Park, grand sommeil réparateur, marches, beauté des canards et des oies. A Berlin, ville fantôme, que sauve une version de L'Embarquement pour Cythère de Watteau. Je me revois, au cimetière des Français, cueillant une feuille de lierre sur la tombe de Hegel, avec beaucoup d'émotion. A Hambourg, belle ville anglaise à bungalows, où Hitler n'aimait pas se montrer. A Cologne, pour allumer un cierge près du massif et hideux sarcophage du bienheureux Duns Scot (que son nom soit béni!). A Stockolm, avec sa réplique du Penseur de Rodin, là-haut, surplomblant le port. A Copenhague, sur les traces du prisonnier Céline, dans le quartier des condamnés à mort, et puis dans sa petite maison d'exil, à pic sur la Baltique, où un cygne, en contrebas, flottait dans la brume : là-bas, en face, Elseneur. A Amsterdam, pour faire du vélo et terminer un livre. A Zurich, ville électrique et droguée, où Joyce et Dada sont encore là, invisibles et actifs. A genève, enfin, et salut, en passant au bar de l'hôtel Richmond, où des femmes un peu mûres, en noir, attendent l'occasion favorable.

    Et puis à Bruxelles, souvenir de cette nuit passée à parler avec la géniale Martha Argerich (comment? vous n'avez pas son enregistrement des Suites anglaises de Bach? vous êtes incurable); et surtout de la petite rue aux Choux, siège disparu de l'Alliance typographique universelle, l'éditeur d'Une saison en enfer, 1 franc. Rimbaud est passé là prendre quelques exemplaires, les autres ont plus ou moins pourri sur place pendant quarante ans. A Vienne, sous un violent orage, et à Prague, étonnamment réveillé. A Lisbonne pour sa végétation forte et sombre. A Barcelone encore, en pensant à la plage d'autrefois, à Sitgès, et dîner au Caracoles, gambas à la plancha, à côté de la Plaza Real. A Madrid, le Prado, Picasso, et encore le Prado, Picasso, et encore une fois Les Ménines, et puis l'Escurial, bunker d'une foi morte, et Tolède, guere civile, et Greco, et encore Greco. A Saint-Sébastien, enfin qui m'a vu passer en compagnie des trois femmes les plus importantes de ma vie (on se baigne là dans une eau mercure.)"(...)

    Décidemment, votre vie semble être une fête permanente, on ne s'ennuit jamais nullepart avec vous! N'oublions pas Venise...ni la Chine, ni les Etats-Unis, mais le moins possible, trop bruyant, trop neuf, (les Etats-Unis, bien-sûr!).  Sinon, il nous restera toujours les voyages immobiles, vos livres! Bonne route à tous! La mienne n'en finit pas. "Passion fixe"?, ou idée fixe?!

  • Le Baiser de Sollers

    7ca0a355c22550cfadfc59005484c225.jpgCe que veulent les femmes, les vraies !

    « Le baiser orageux" définie parfaitement l’authenticité du verbe "aimer"; dans "une vie divine", p.384,  Sollers, décrit magistralement le concept amoureux et (non sexuel) même s’ il reste la finalité , l’acte passe par la bouche et surtout par la langue ; oui au cannibalisme, l’envie passe incontestablement par la respiration de l’ âme de l’autre : on possède, on a ...envie, oui j’ose le dire, Sollers surprend de par sa vérité extrême du sujet.

     "Un baiser orageux et soudain avec une femme par ailleurs insoupçonnable vaut mille fois mieux qu’un bourrage vaginal primaire ou une fellation programmée. On s’embrasse encore sans préservatifs buccaux, n’est-ce pas, c’est possible".

     

     Par ailleurs les prostituées n’embrassent jamais, le jour où se produit la chose, son rôle n’est plus la péripatéticienne, mais bel et bien l’amoureuse éperdue !  Ouf ! Enfin, voilà quelqu’un d’absolument authentique, et tellement moins con que la moyenne des humains peuplant notre pauvre planète ; faut-il qu’il en existe qu’un qui est tout compris, sans sentimentalisme ?

    L’"eucharistie " de l’amour dont on ne peut se lasser, pas même une femme malade, qui "ne peut être surpassée en raffinement, pour arriver à son but."

  • La différence

    Assise  à même le sol où la montagne Sainte Victoire Dans sa splendeur intemporelle Devient mon arme éternelle Je contemple ses monts et merveilles Avant que mes vers ne se transforment en poussière L’Animal aristocrate qui chemine vers moi N’est autre que mon Cheval à moi, Le panorama de la puissance faite Roi L’homme de ma vie ne mérite plus le  moindre poème Il est bien blême l’histrion des je t’aime Mon cheval vaut bien un mufle Se croyant infaillible tel le buffle S’il savait la grandeur des épitres et des passions Lui qui n’aime que les chiffres et les additions Il  boirait mes versets  et se convertirait  enfin vers un chemin raffiné de  sincérité Gemini, lui Est, existe, sent, respire Notamment quand mon cœur transpire Pas besoin de mots ni le  langage Quand avec lui je prends le large Mais ne croyez pas tout ce que je dis Puisque l’homme de ma vie et de ma mort N’est autre que mon mari, mon mentor.

  • "Le portrait du joueur",Ph.Sollers Extrait : Le parler...

    08d6917504c0fabc4dc21afdbd447ada.jpg" C'est aux paroles à servir et à suivre, et que le Gascon y arrive, si le Français n'y peut aller! Je veux que les choses surmontent et qu'elles remplissent l'imagination de celui qui écoute de façon qu'il n'ait aucune souvenance des mots. Le parler que j'aime, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche : un parler succulent et nerveux, court et serré, non tant délicat et peigné comme véhément et brusquement... Déréglé, décousu, hardy....

    Ou encore :

    "Qui a en l'esprit une vive imagination et claire, il la produira, soit en Bergamasques, soit par mimes s'il est muet..."

    Ou encore :

    "Et sais d'avantage que, s'il eût à choisir, il eût mieux aimé être né à Venise, et avec raison..."

    Parce que c'était lui, parce que c'était moi; parce que ce sera nous, c'est-à-dire le même de toute façon, allons donc leur expliquer ça aux usurpateurs du Nord ou du Centre... les Essais, La Servitude Volontaire, Les Lettres Persannes, l'Essai sur le goût, l'Esprit des Lois, sujets de dissertations et concours?

    Allons, venez ici, allongez-vous, respirez, goûtez, le reste est bavardage, brume, terreur, emphase, boeuf bourguignon sur la langue.(...)."

    Major e longinquo reverentia  Tacite

  • Le "quatrain" du matin

    J’ai raté le quatrain du matin Je prendrai donc un vers, en attendant : Devant  la volupté de l’énergie créatrice Les secondent  symbolisent  la splendeur de la matrice

     

    Les heures tournent  à vive allure C’est le début de ma torture De mes souvenirs d’antan Je suis la seule dans mon clan L’obsession de l’écriture n’est qu’une Introduction à la culture. Ma plume dessine les lettres sur des feuilles mortes Et défie la raison de mon être qui l’emporte Trempées dans de l’encre de Chine Arabesques ornementales s’inclinent Devant la folie du langage Il faut tourner des pages Pour qu’enfin sorte de notre âme La  fusion des mots, l’effusion de joie, l’abnégation de l’infâme Ne sont qu’une introduction à l’extase de la beauté des phrases.
  • Les romantiques... Léo ferré

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    Ils prenaient la rosée pour du rosé d' Anjou
    Et la lune en quartiers pour Cartier des bijoux
    Les romantiques
    Ils mettaient des tapis sous les pattes du vent
    Ils accrochaient du crêpe aux voiles du printemps
    Les romantiques

    Ils vendaient le Brésil en prenant leur café
    Et mouraient de plaisir pour ouvrir un baiser
    Et regarder dedans briller le verbe "aimer"
    Et le mettre au présent bien qu'il fût au passé

    Ils ont le mal du siècle et l'ont jusqu 'à cent ans
    Autrefois de ce mal, ils mouraient à trente ans
    Les romantiques
    Ils ont le cheveu court et vont chez Dorian Guy
    S'habiller de British ou d'Italiâneries
    Les romantiques

    Ils mettent leurs chevaux dans le camp des Jaguar
    En fauchant leur avoine aux prairies des trottoirs
    Avec des bruits de fers qui n'ont plus de sabots
    Et des hennissements traduits en "stéréo"

    Ils mettaient la Nature au pied de leurs chansons
    Ils mettent leur voiture au pied de leurs maisons
    Les romantiques
    Ils regardaient la nuit dans un chagrin d' enfant
    Ils regardent l'ennui sur un petit écran
    Les romantiques

    Ils recevaient chez eux dans les soirs de misère
    Des gens "vêtus de noir" qu'ils prenaient pour leurs frères
    Aujourd'hui c'est pareil mais, fraternellement
    Ils branchent leur destin aux " abonnés absents.

  • L'irréparable, citations à méditer...

    "L'amour qui naît le plus subitement est le plus long à guérir" La Bruyère

    "8bb36317c4163e2568317c351499e669.jpgLe courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse" Paul Veron

    "Savoir dissimuler est le savoir des rois" Richelieu

    "Je suis un esprit qui ne peut se satisfaire que de sa perte qui le rapproche enfin de l'infini" Rimbaud

    "Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus" Proust

    "En art comme en amour, l'instinct suffit." Anatole France

    "Comprendre, c'est pardonner" Madame de Staël

    "Posséder la vérité dans une âme et un corps". Rimbaud

    "Après avoir souffert, il faut souffrir encore; il faut aimer sans cesse, après avoir aimé" Musset , La nuit d'août.

    "Tu trouveras, dans la joie ou la peine,

    Ma triste main pour soutenir la tienne,

    Mon triste coeur pour écouter le tien" Musset

    "L'amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi." Balzac

    "Devine, si tu peux, et choisis, si tu l'oses." Corneille

    "Sois sage, ô ma douleur, et tiens toi plus tranquille!" Baudelaire

  • Sollers et les femmes

    33a448859cf4919b57dddf74d1856e65.jpgNietzsche fou de Lou, Aragon fou d’Elsa et Sollers fou des femmes.

    Sollers était déjà né en 1866, lorsque le peintre Gustave Courbet, lui montrant la voie,  peignit  « l’origine du monde »,  Sollers en a eut la primeur. Sans femme, pas de vie, sans vie, pas d’Art, sans art, pas de Sollers.

    Son enfance fut une révélation à propos des femmes. Entouré de celles-ci,  mère , soeurs, domestique, en passant par la tante, et… les autres.  Le dilemme débutait : mère, ou poupée de salon, ou les deux à la fois, Philippe Sollers est un Paradoxe en majuscule. C’est bien connu, et c’est tant mieux, puisqu’il ne saurait y avoir de discussion sans pensées contradictoires, et,  sans discussion,  pas d’évolution possible sur aucun sujet. Donc, ennui  garanti, nihilisme absolu. Anti Sollers.

    Pour nos yeux mi-clos et nos oreilles déserte uses, Sollers est  bien un Joyaux, un fin stratège à propos de la gent féminine, et semble avoir fait plusieurs  fois le tour du labyrinthe infernal du cerveau féminin. De quoi se demander, si, pour atteindre ce niveau de connaissance, il n’eût pas plusieurs vies avec des centaines de conquêtes à son actif.

     Amusons-nous un peu ! Philippe Sollers serait venu au monde au XVIIIème siècle, carrefour d’un libertinage foudroyant, dans la liberté sexuelle d’un  mai 68 avant-gardiste, nimbé dans  ce que l’art a de plus subtil. Epicurien à l’apparence sereine, ce monsieur  semble tout savoir des cinq sens qui nous animent. Ses écrits sont le reflet de sa propre quintessence. Et, entendu que : «L’art est une quintessence de la vie »,  Montherlant, l’amour de la  femme, à la symbolique beauté, prend toute sa forme.

    A cette époque, les fées se penchaient encore sur les berceaux, mais pour Sollers se furent surtout des déesses, dont le mysticisme accélère et anime sa pensée.

    Sans ses muses, (n’oublions pas Venise, dont la féminité ne cesse de l’inspirer),  pas de romans, pas d’essais et encore moins de mémoires.

    Il les aime tant qu’il les déteste presque, de justement tant les aimer ! Rien d’illogique à ce  qu’ils les aiment au pluriel. 

    Une vie divine, extrait  P. 57

    « Il n’y a pas que Ludi dans ma vie, il y a aussi des passions discrètes. Pour l’instant, j’en compte neuf ; cinq consommées, stables et tournantes, quatre en attente. Pas de double vie, mais vie redoublée. Pour les exercices spirituels, Nelly est ma préférée. »

     

     Tout ceci, n’est que le reflet de ses souvenirs d’enfance, nous dirait Freud, clairvoyant.    

    La femme représente la beauté, et Sollers ne peut y résister : tableaux de maîtres, femmes de tête et reines de beauté, le corps et l’esprit fusionnés. Cérébral et esthète devant l’éternel.

    Misogyne? Sollers?!!!