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critique

  • Quand un ersatz de Biolay me tape sur les nerfs...

    La fois de trop. Depuis quelques mois, un jeune homme au style aussi étudié que ses textes " savement" retranscrits si je puis dire, essaie de nous faire du  Benjamin Biolay et tente en vain de se frayer un chemin dans un domaine réservé  car comme le mot l'indique, l'espace est déjà pris,  et difficilement atteignable  puisque déjà atteint avec panache. Aujourd'hui, à nouveau en première ligne sur Deezer, voici  Le Noiseur, avec un album "Tourisme sexuel ou Sexual Tourism", ça sonne mieux en anglais , entre parenthèses,  dénué de tous sens artistique car c'est juste de la contrefaçon  qui  revient jouer avec mon nerf auditif. Je ne voulais pas en parler, trouvant cela tellement affligeant et pathétique.

    "Le Noiseur "ne cherche querelle qu'à lui- meme en essayant de faire de la musique à la manière de ... Le langage et les formulations ne sont que des para phrases et des synonymes des textes de Biolay.  Exemple: on ne roule plus dans une " Merco Benz", mais dans une "Anglaise automatique" ! Un autre titre plus tard, l'hôtel Bristol est remplacé par le Westminster !!! ...et c'est comme ça tout le long de l'album ! On vouvoie à la manière de BB, (c'est plus sensuel), dans un de ses fameux titres, on emploie le terme "Négatif", titre phare de Biolay, à une autre sauce, et les accords nous font vaguement penser à d'illustres compositeurs, mais sans le talent !!! Allons, un peu de créativité serait de mise, cher Noiseur, et si vous avez une identité musicale, je suis toute ouïe !  Sans rancune.

  • Un shoot littéraire !

    Un livre remue méninges ! On aime ou pas, selon son état d'esprit, ses hérédités, ses dépendances, soit ! Mais il faut savoir et reconnaître le don d'avoir du style. Entendre style littéraire, ce qui est déjà pas mal...

    Une gallerie de personnages perdus dans un monde que l'on connait bien, puisque c'est le nôtre ! Même exilé, on ne peut y échapper, les spots d'information nous maintiennent la tête dedans, de toute façon. A moins de ne plus vouloir se connecter avec tout appareil numérique, on sait ce que les années 2000 ont de ravageur pour l'humanité qui se déshumanise jour après jour et que je ne like pas du tout, pas plus que je ne la follow...

    Merci Virginie, de nous rappeler que tout va mal (très mal), que les jeunes ont l'empreinte de notre hérédité et de nos folies de jeunesse, que l'on a tous quelque chose de démoli en nous et que patati et patata... J'avais failli oublier... Perdue volontairement dans ma campagne, je ne m'attendais pas en vous lisant à m'en (re) prendre plein la gueule. C'est bien écrit, je pourrais dire, si j'avais les moyens d'être  critique littéraire, mais je ne suis qu'une liseuse attentionnée et qui aime bien rêver. Pour le coup, c'est raté. Bref, il me fait mal ce livre, car il dérange mon coté "repentie de la belle époque." La page que j'avais eu tant de mal à tourner, vous venez là me la mettre en pleine gueule. Aie ! Vous auriez pu prévenir avant d'entrer dans mon cogito... D'accord, il fallait s'y attendre, le titre de l'ouvrage ne laisse rien suggérer de très "propret", mais quand même ! Vous êtes pire que moi, dans l'excès, pas de demi mesure, jusqu'au-boutiste, là, bravo ! J'ai acheté le tome 2. Donc, je suis sensée en redemander... La peur du vice ne s'éteindrait-elle donc jamais ?

    J'espère que ce Vernon, héros numéro un de vos histoires ( puisqu'il y en a plusieurs), va bien finir par remonter à la surface, polluée, je vous l'accorde, des pseudos vivants, Bobos compris... A notre âge, ce n'est plus raisonnable, un peu de vertu serait de mise, si peu, mais quand même!!! Il le faut, on doit s'en sortir, la mort est bien trop en avance, n'est ce pas? Si quelques survivants peuvent vous lire, c'est qu'il y a de l'espoir dans l'air, non ?

    Bon, allez, je vais faire un break, mon coeur est fragile en ce moment, avec du Sollers, et de l'art comme s'il en pleuvait, puis je reviens chez vous, Virginie, poursuivre ma déconvenue dans les méandres de l'histoire dans laquelle vous avez noyé vos personnages insensés, comme on les a aimés. A moins qu'on les aime encore. Allez, vous m'avez gonflé, je vous embrasse, si je peux me permettre, bises!!!

     

  • Christine Angot, Ne tirez pas sur l'ambulance

    1ff47a3d7bbc833db4ecb5d68eb208c3.jpg> Nouveau rendez-vous avec Christine Angot ou Ne tirez pas sur l’ambulance

     

    20 octobre 2007, par VB

     

    Ne tirez pas sur l’ambulance, elle va bien trop vite pour se laiser cibler !

     

    La méchanceté, une fois de plus déploie ses ailes, engourdies.

     

    Comment peut-on s’acharner sur un auteur confirmé, alors que dans la rentrée littéraire, les soi-disant  poésies d’écrivains notoires, font mouche ? Parce que ce sont des Hommes imbibés de certitude, sans vraies valeurs poétiques.

     

    Alors, aux questions : "pourquoi cette phrase incohérente ? ou "Que lisez-vous pour écrire des énormités nombrilistes ?" je dirais (si j’étais elle), Je souffre, je lis ce qui m’intêresse, et j’écris ce que je ressent. Voilà pourquoi Sollers, ardent défenseur des femmes spirituelles, réplique sur, le "Rendez-vous" de  Angot.

     

    N’oublions pas de mettre cette citation en exergue : « Tout est paradis dans cet enfer».

     

     

  • Ecriture et hallucination? la Doxa, équivalence de L'Enfer de Dante

    d471cb8a141bcd933f5cdc1ab4747c77.jpg> Ecriture et hallucination ? la Doxa, équivalence de L’enfer De Dante 12 octobre 2007, par VB

     

    Pauvres êtres surréalistes que nous sommes. Incapables de choisir un chemin bon ou mauvais, et de s’y tenir, sans jamais le rebrousser. Oui, l’écriture résulte d’une hallucination personnelle, tendancieuse narcissique et onirique, parce que justement illuminée et donc, subjective par sa non-existence. Toutes les sensations ressenties au moment où la mémoire vous retend sa main, afin d’affiner nos pensées, nos écrits, là où tombe le mot juste, là où nous jouissons cérébralement, aucune critique ne peut en venir à bout. Nous sommes les fortificateurs d’un monde auquel nous n’appartiendrons jamais dans sa réalité, et c’est là que se définie le surréalisme. De Breton à Artaud, nous nous perdons pour mieux nous retrouver, mais dans un autre registre, celui de la cohérence. Encore faut-il avoir le talent pour !...