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"Je vous souhaite d'être follement aimée"

Le jour où je t’oublierai
Je recouvrirai la vie et ses sourires
De mes ennemis je n’en verrai plus le pire
Plus douce sera ma vie puisque j’aurais perdu mon pire ennemi
Oui, le jour où je t’oublierai, j’oublierai tout et bien plus encore
Je ne me souviendrai pas même de notre décor
Tissé de haine et de remords
J’aurai envie de rire et de chanter
Sans peur de hurler au monde entier
Que pour moi tu as cessé d’exister
Je ne jouerai plus à la roulette russe
Aussi folle que je fusse
Mes larmes n’inonderont plus mon visage
Sur lequel tu fis tant de ravage
Si je t’oubliais ce serait bien plus facile
Mais ce jour là, ce jour où, je t’oublierai
C’est moi qui aurais fini d’exister.
"Sérénade"(fragment)
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| Le seul mot liberté est tout ce qui m'exalte encore. Je continue à ne rien apercevoir de commun entre la littérature et la poésie. Il faut être allé au fond de la douleur humaine, en avoir découvert les étranges capacités pour pouvoir saluer du même don de soi-même ce qui vaut la peine de vivre. La vie humaine ne serait pas cette déception pour certains si nous ne nous sentions constamment en puissance d'accomplir des actes au-dessus de nos forces. Il semble que le miracle même soit à notre portée. Il arrive que des esprits, généreux pourtant, se refusent à admirer une cathédrale terminée. Ceux-là se tournent vers la poésie qui, par bonheur, en est restée à l'âge des persécutions. J'ai opté en amour pour la forme passionnelle et exclusive, contre l'accommodement, le caprice et l'égarement. Il faut désocculter l'occulte et occulter tout le reste. |
"Le rêve américain enfin mort"