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  • Lire Sollers...

    > L’homme est un être pour la mort, ou la vie à l’envers

     

     

    "Philosopher c’est apprendre à mourir» dit la force intellectuelle de Montaigne, et "la mort est l’abri de l’être", confirmera l’illustre Heidegger, quelques 4 siècles plus tard.  Comment deux êtres qui à l’origine n’avaient pas la même voie, se rejoignent, sur un sujet si épineux ? Grâce à la littérature, tout se rejoint, quand le principe de la fonction vitale est la même, Sollers fait rejoindre la pensée séculaire, qui elle, reste inchangée parce qu’inchangeable. Les humanoïdes, vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, et font défiler leur vie grâce à leur soi-disant immortalité."Vivre à l’envers" Car, c’est bien comme cela que le commun des mortels continue de penser. Mais, surprenant, comme l’évoque avec subtilité Sollers, ils se font brûler à la fin de leur existence. Paradoxe : est-ce qu’ils croient que le feu, les rendant en état de cendres, ne serait-il pas là pour justement oublier qu’ils ont été vivants, d’où le paradoxe, ils veulent garder leur âme de croyant qui leur dicte l’inverse. En effet, Sollers dit avec une incroyable véracité, que la mort sous-jacente en chacun de nous, cherche à intensifier leur raison de vivre, tandis que d’autres, sont tendancieux du ridicule et optent pour la non-réflexion sur le non-être. Voilà pourquoi devant l’absurdité du paradoxe, nous ne pouvons que rejoindre PH. Sollers, quand il dit, citant Artaud, "la vie, c’est toujours la mort de quelqu’un," et de rajouter lui-même, "l’au-delà, je ne sais pas ce que ça veut dire. C’est ici et maintenant". Et comble d’incompréhension à la question «comment peut-il y avoir une vie après la mort, alors que la vie est pleine de mort."Elle parle sans cesse» et puisque la finalité de la vie reste la mort, sommes nous donc encore vivants ?

     

  • Pour poursuivre ma route...

    Le soleil comme un chapiteau

    Recouvre la terre de ses oripeaux

    Et dans la splendeur  printanière

    Délivre le ciel de sa lourdeur d'hier

    Pendant ce temps,

    La munificence intellectuelle

    Des âmes prolifiques qui s éveillent

    Balade au hasard de quelques phrases   

    Quelques alexandrins rhétoriques

    Sonnets  litotes ou  pamphlets politiques

    Quelques  figures de style se jouent des

    Sermons bucoliques

    Sur les pages noircies de versification

    C’est la saison lourde de métaphores sans modification

    Qui te lance un défi et déplore toute abréaction

    Là où poussent des anaphores 

    Là où l'on cueille les  métaphores

    La vérité  vient d’éclore

    Pour traverser les âges et dire encore

    Dans un ciel aussi bleu que la mer se reflétant dans un ciel sans nuage

    Ne voir que le mariage du firmament et de la terre

    Et là une vision panoramique venant de naître

    Incitera nos vers prosaïques inspirés par nos maîtres

    A jaillir d’une fontaine de jouvence.

    Après la peine s’en revient la quintessence

    De nos cœurs lyriques.

    Nos chants liturgiques récoltent après l’abstinence

    L’écriture  éclectique de notre sort poétique, quelle éloquence !

    Là, Dansons au rythme des saisons qui avancent

    La valse vertigineuse des mots pourtant stoïques

     Là, des rimes langoureuses même si surannées

    Résisteront à l'effet séculaire de la littérature et de sa liberté

    L’apologie de la prose incendiaire des mots sans armure

    La poésie est une drogue pure

    La poésie est une drogue dure.